Mardi, les parlementaires ont approuvé le projet de loi 16.22 portant sur l’organisation de la profession d’Adoul, un acteur clé du système judiciaire chargé de l’authentification des actes et de la protection des droits des citoyens. Le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, a présenté le texte en soulignant que son élaboration a reposé sur une approche participative, impliquant l’Ordre national des Adouls et tenant compte des avis du Conseil supérieur des ouléma et du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire.
Cette loi introduit plusieurs mesures destinées à moderniser la profession. Elle révise les conditions d’accès, renforce le rôle des Adouls dans le système judiciaire et prévoit le développement de leurs compétences par la création d’instituts de formation spécialisés et l’instauration d’une formation continue obligatoire. Le texte ouvre également la possibilité à de nouvelles catégories professionnelles d’intégrer cette fonction.
Les groupes de la majorité ont salué le dialogue responsable mené lors de la préparation du projet, qui a permis une forte dynamique législative : près de 366 amendements ont été déposés par les parlementaires de la majorité et de l’opposition, couvrant les aspects de la formation, de la gouvernance, de la responsabilité et de la numérisation des services des Adouls.
Du côté de l’opposition, si la loi est reconnue comme un pas important pour la mise en œuvre des recommandations de la Charte de réforme de la justice, elle ne répond pas pleinement aux attentes des professionnels et des citoyens. Les parlementaires de l’opposition ont insisté sur l’importance du rôle des Adouls dans la sécurité des transactions et la confiance juridique.


